Partir à l’assaut des des 40e rugissants

Le Vendée Globe entre dans sa phase la plus périlleuse avec la traversée des 40e rugissants, l’une des zones les plus dangereuses de la planète. Au programme, un vent qui peut atteindre 150 km/heure et des vagues aussi hautes que des immeubles.

Plus tôt on attaque la partie sérieuse, mieux c’est.’ Voilà ce qu’affirmait dimanche, le navigateur Michel Desjoyeaux, actuellement 2e de cette 4e édition du Vendée Globe, la course à la voile autour du monde en solitaire et sans escale. La ‘ partie sérieuse ‘, eh bien là voilà ! Car les concurrents du Vendée globe abordent les 40e rugissants.

Cette zone est ainsi appelée car elle se situe au sud du 40e parallèle. C’est donc la partie du globe comprise entre les pointes sud de l’Australie, de l’Afrique et de l’Amérique, et le pôle sud. Cet immense couloir est l’une des zones les plus hostiles de la planète. Car le vent violent qui y souffle d’est en ouest ne rencontre rien sur sa route : ni île, ni montagne… Sans obstacle qui pourrait le freiner dans sa course, ou le rejeter en altitude, le vent fait donc le tour de la terre a une vitesse très élevée, comme sur une autoroute. Régulièrement, il souffle ainsi à 120 km/heure, s’autorisant des pointes de 150 ou 160 km/heure. Et son souffle puissant rappelle le rugissement d’un fauve. D’où l’appellation des ‘ 40e rugissants ‘.

Dans cet état d’ouragan constant, la mer est, en permanence, recouverte d’un manteau d’écume blanc comme neige. Et les vagues qui l’agitent peuvent atteindre 15 mètres de haut, l’équivalent d’un immeuble de 5 étages ! Les 20 voiliers restants (il y a eu 4 abandons depuis le début de la course) devront donc, jusqu’au cap Horn, composer avec la furie du vent. Et… les surprises échappées de la banquise ! Car, à la lisière de l’Antarctique, les icebergs sont nombreux à emprunter l’autoroute du froid. Gare aux coques qui heurteraient l’un de ces redoutables obstacles.

 

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